Santé corps et esprit

Comment devient-on la victime d’un vampire psychique ?

Un nombre chaque année croissant de personnes témoignent avoir été la victime d’un prédateur énergétique au moins une fois dans leur vie. Voici un article très complet pour tout savoir sur le vampire énergétique, le phénomène du vampirisme, le profil de la victime idéale, les moyens de s’en protéger.

Qu’est-ce qu’un prédateur énergétique ?

Un prédateur énergétique est une personne toxique qui absorbe l’énergie de ses congénères jusqu’à épuisement, autrement dit il s’agit d’un vampire énergétique. Ces individus attachants ont souvent l’air au-dessus de tout soupçon: un joli minois, une évidente chaleur humaine, une apparente fragilité… Oui, ce sont bien souvent des gens sympathiques et touchants! Parfois même en difficulté, avec un profil de victime, et c’est justement parce qu’on s’attendrit qu’on se laisse prendre au piège.

Mais ce ne sont pas forcément les prédateurs énergétiques qui viennent vers nous les premiers. En effet, contrairement aux idées reçues, c’est bien souvent nous qui allons les chercher! En bon(ne) samaritain(e), nous sentons leur détresse, ils nous paraissent « être une bonne personne » et ça y est, nous voici victime – bonne poire – de ces opportunistes énergétiques. Ils savent flairer le saint-bernard et profiter de son élan naturel à aider les plus faibles et démunis, ils raffolent de notre empathie, de notre gentillesse et générosité, et se réjouissent de nos frustrations affectives pour nous prendre dans leurs filets.

Comment identifier le vampire énergétique ?

Le vampire énergétique est un fin séducteur, souvent intelligent et cultivé, sensible (ou paraissant l’être), mais surtout extrêmement malin, observateur et comédien. Il déploie moult stratégies pour attirer à lui sa victime. Fin psychologue, il scanne sa proie et met en place un scénario complexe écrit sur mesure dans lequel il va vous attirer inexorablement. Il connait vos faiblesses, vos failles, vos frustrations et est capable de devancer vos choix et réactions.

Comment se nourrit un vampire énergétique ?

Sans qu’il n’y paraisse, le vampire énergétique se nourrit de notre énergie vitale, rien que ça! Pour ce faire il a besoin de nos émotions, de notre présence, de toute notre attention, voire même de nos compétences. Le vampire pollue sa victime et l’agresse, l’air de rien, répétant ses attaques régulièrement sans que celle-ci puisse véritablement lui reprocher quoi que ce soit, et c’est cela qui épuise. Sa force : parvenir à « squatter » l’énergie de sa victime 24 h/ 24, c-a-d devenir au centre de ses pensées, émotions, fantasmes, peurs, préoccupations, attentions… Même loin, il est toujours là. Il lui suffit pour cela d’avoir une emprise psychologique, affective et/ou sexuelle sur sa proie.

Certains prédateurs énergétiques vont jusqu’à s’introduire dans notre espace vital à distance (parfois à des milliers de kilomètres) pour pomper notre énergie et ainsi recharger leurs batteries. Bien entendu cette intrusion est faite sans notre autorisation. Iori se souvient ainsi d’un jeune-homme très charmeur rencontré lors de ses études de médecine chinoise, qui vantait haut et fort ses dons de médium. Celui-ci lui a demandé lors d’un dîner entre camarades sa date de naissance. Amusée, celle-ci a eu l’imprudence de lui donner pour voir de quoi il était vraiment capable. Elle était loin de s’imaginer que ces informations étaient une sorte de « laisser passer » qui permettraient à ce dernier de faire intrusion dans son intimité. Cette nuit-là elle dormait paisiblement lorsqu’il s’immisça soudainement dans son esprit avec des intentions clairement sexuelles. Irritée, elle le repoussa immédiatement en lui faisant bien comprendre qu’il n’avait rien à faire là. Plus tard, elle apprit en discutant avec une collègue de classe que celui-ci s’était également immiscé dans son sommeil. Mais elle ne l’avait pas repoussé puisqu’ils se fréquentaient déjà « officiellement » depuis quelques temps. Au petit matin elle s’était réveillée épuisée et totalement déprimée. Depuis ce jour, elle se tenait loin de lui.

Qui pratique le vampirisme ?

D’une manière générale tout le monde pratique le vampirisme à différents niveaux, en tout lieux et à tout instant. Tout le monde est capable d’ouvrir une brèche énergétique chez un ami, un patient, un collègue et de s’y engouffrer, consciemment ou inconsciemment. Les moyens pour y parvenir, nous les connaissons tous: l’amour, l’autorité, la hiérarchie, la séduction, la pitié, la frustration, le sexe… Mais le vampire “professionnel” est le plus dangereux d’entre tous. Il entre dans notre vie pour la déstabiliser, il fait voler en éclats notre équilibre, en nous faisant douter systématiquement de nous, en nous assommant de reproches, remarques, exigences, en nous envahissant avec ses plaintes, ses critiques, ses souffrances (plus ou moins réelles)… le but étant de monopoliser notre attention et par conséquent de pomper notre temps et notre énergie.

Au début, il est tout de même peu évident de détecter un acte de vampirisme. Chez les personnes amoureuses notamment, le vol (ou viol) énergétique peut paraître agréable sur le moment car elles ont le sentiment de vivre une fusion intense avec leur partenaire. En effet, tel le mythique baiser du vampire, l’acte de vampirisation se joue souvent dans la volupté. D’ailleurs les personnes vampirisées se sentent utiles et se donnent bien volontiers à l’agresseur sans opposer de résistance car leur vie va enfin pouvoir devenir intense et excitante, ce qui est dans un premier temps assez réjouissant. Si le vampire est un proche auquel on est attaché, il est plutôt difficile de dénoncer ses agissements car on va vouloir éviter les discussions, les heurts ou une rupture définitive.

La victime idéale du prédateur énergétique

La victime idéale du prédateur énergétique est généralement naïve, généreuse, entière, très sensible, empathique, profonde, riche intérieurement, peu confiante en elle et dépendante affective. Charmée par son bourreau, elle va rapidement se dévouer largement à sa personne et lui donner sans compter. Son aptitude à la dépendance affective et son manque caractérisé de confiance en elle vont lui être fatales puisqu’il lui sera très difficile de reconnaître – ou en tous cas d’écouter – les premiers signaux d’alarmes. Elle ne saura pas imposer de limites à temps et se laissera avoir par les diverses stratégies pour la vampiriser. Assez rapidement elle se sentira déstabilisée, éprouvée, fatiguée. Sans s’en rendre compte, elle commencera à puiser dangereusement dans ses réserves d’énergie car elle aura été progressivement vidée de sa sève vitale. Sa personnalité va progressivement changer, à mesure que celle-ci va se dévitaliser. Bientôt, le cortège classique des troubles psychosomatiques bien connu fera son apparition: épuisement, douleurs de dos, articulations douloureuses, maux de tête et migraines, crises d’abattement, réactions cutanées (boutons, herpès, aphtes, psoriasis…), pleurs et mélancolie tenace, symptômes de manque et de dépendance, excitation anormale, insomnies à répétition, état dépressif…

Que faire pour se protéger ?

Il ne s’agit nullement de sombrer dans la parano mais d’être conscient que les échanges énergétiques entre individus sont constants. Apprenez à les observer, chez vous comme chez les autres, soyez plus attentif aux courants d’énergie qui vous traversent ou que vous provoquez chez les autres et au type de personnes qui vous convoite. La meilleure façon de reconnaître un acte de vampirisme est d’écouter notre propre ressenti et de développer notre sens instinctif.

Alors, lorsque quelqu’un vous fait éprouver un sentiment de lassitude systématique et vous fait dire « qu’il vous pompe l’air », dites-vous bien qu’il y a de grandes chances pour qu’il s’agisse d’un vampire énergétique. Lorsque vous vous sentez agressé/e ou épuisé/e au sortir d’une rencontre, il est indispensable de prendre du recul – au moins 1 semaine – en coupant tout contact avec l’agresseur pour constater les dégâts et comprendre à qui vous avez vraiment à faire.

Cependant, vous l’aurez compris: si vous avez une tendance saint-bernard, il vous faut aussi apprendre à vous méfier de vous!

Ganji & Iori

Psychologie, Santé corps et esprit,