Enseignement, Santé corps et esprit

C’est avec l’idéal qu’on abîme le réel

À une époque où spiritualité rime avec ludique, Ganji et Iori tentent de redéfinir ce qu’est à leur sens, et selon leur expérience, la véritable voie spirituelle. Une réflexion extraite de leur article L’aberration new-age ou comment la génération indigo s’empare de la spiritualité.

(…) La recherche du Soi (le Soi transformateur) n’est certainement pas une partie de plaisir. Se déconditionner, se libérer de ses illusions, de ses “démons” et de ses chaînes n’a rien à voir avec une sortie dans les bois au son des tambours mongoliens ou encore avec de séduisantes lectures dont le mental frénétique et boulimique raffole tant. La vraie spiritualité exige le doute, le rejet des idées et concepts communément admis.
Celui qui est sûr de lui, celui qui adopte des codes comportementaux de groupe et qui s’agrippe à des certitudes, celui-là stagne et finit par dépérir énergétiquement. Toutes les connaissances du monde si passionnantes soient-elles diffèrent fondamentalement de la Connaissance et ne peuvent en aucun cas rivaliser avec elle.

La vraie voie n’a rien à voir avec le confort psychologique, la réassurance, la compréhension immédiate, l’autosuggestion, l’imaginaire fantasmagorique, l’auto-satisfaction, la perfection, la beauté, les visions valorisantes et les beaux sentiments. Il suffit pour s’en convaincre d’ouvrir le livre de Saint Jean de la Croix “La nuit obscure”: le travail de l’ascète est parsemé d’inquiétudes, d’inconforts et d’innombrables désagréments. Celui-ci se tourne d’abord et avant tout vers son chaos intérieur, il cherche à résoudre son énigme personnelle car nul ne peut la déchiffrer à sa place, aucun livre ne peut l’y aider. En d’autres termes, le vrai travailleur spirituel est subversif et révolté. Tout comme Siddhartha Gautama, il est prêt à tout perdre (titres, amis, confort) et ne cherche pas à plaire, bien au contraire. (…)

Ganji & Iori

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