Témoignages

Retraite chamanique : une force transformatrice est née en moi

Découvrez le témoignage de Raphaël qui a suivi le Parcours Anankea pour se libérer de ses blocages profonds. Après une préparation à distance de 2 mois, il est venu prendre les plantes chamaniques à nos côtés, il nous raconte.

Retraite chamanique Anankea : mon témoignage

Mon arrivée : un moment d’échange intense

Après un travail préparatoire à la prise des plantes chamaniques bien plus profond et engageant que je ne le pensais (voire le témoignage de ma préparation), me voilà arrivé chez Ganji et Iori pour une semaine de retraite chamanique pendant laquelle je vais approfondir ma connaissance de moi-même, la connaissance des forces qui me gouvernent, et recevoir des plantes chamaniques.

Mes hôtes m’accueillent dans une maison rustique charmante, retirée dans une magnifique vallée luxuriante. Le premier contact est chaleureux et la connexion s’établit tout de suite. Nous passons la première après-midi à faire connaissance. J’arrive avec l’esprit chargé de questions et Ganji et Iori se prêtent volontiers au jeu. Durant les premières heures de mon séjour, notre échange est vif, intense, dynamique et très riche. Nous abordons toute sorte de sujets et préoccupations, des plus triviales à celles qui nécessitent l’éclairage le plus pointu, sur les rouages occultes de notre monde.

Ma rencontre avec l’esprit protecteur de Ganji, medium

La seconde journée nous continuons de faire connaissance mais sur un autre mode puisque cette fois je suis invité à rencontrer personnellement Iurikan, l’esprit protecteur de Ganji et Iori, pour lui poser mes questions les plus cruciales. Ganji me reçoit assis en tailleur devant ses lames de tarot, il est dans une transe légère, en connexion médiumnique avec son guide. Je m’assieds aux côtés de Iori qui va faire l’intermédiaire entre Iurikan et moi en posant mes questions à voix basse pour ne pas perturber la connexion. Ganji laisse la parole à son guide dont je peux sentir l’énergie puissante : une présence toute à la fois charismatique, virile, bienveillante et sereine, profondément rassurante et apaisante.

Mes deux premières questions portent sur l’origine des forces négatives sur Terre et sur les raisons de notre incarnation, je suis particulièrement gâté car elles reçoivent une explication passionnante et très complète. Iori elle-même est fascinée par l’éclairage de Iurikan qui nous transmet l’histoire secrète de notre planète, une vision mythologique très éclairante que je n’aurais jamais pu entendre ou lire nul part ailleurs. Iori décide d’en faire un article sur l’histoire secrète de Gaïa, afin de partager sur le site ces révélations.

Le reste de la matinée est consacrée à un atelier de danse-expression (danse-théâtre). Là encore, Ganji se met en contact avec son guide Iurikan et c’est ce dernier qui transmet les orientations d’un bout à l’autre de l’atelier. Je passe un excellent moment, Iori participe à l’atelier avec moi et nous nous amusons beaucoup, tout en explorant et en repoussant les limites qui me caractérisent, une forte inhibition.

La prise des plantes chamaniques

Je dois dire que je suis arrivé avec de grandes réserves sur l’existence du Divin et la lecture du monde que m’offrent Ganji et Iori. Le Divin (le Créateur) revêt une place toute particulière dans leur vie et dans leur démarche, une place essentielle. Ce n’est pas que je sois fermé à leurs explications mais au fond de moi je ne les accepte pas vraiment. C’est ainsi que, tout au long de la préparation à la retraite (qui s’effectue à distance), j’ai intégré leur analyse de mon caractère et de ma personne comme profondément pertinente, mais c’est resté à un niveau intellectuel et je n’ai pas réellement accepté leurs solutions.

C’est dans ce contexte que le deuxième jour de ma retraite chamanique, je prends une première plante guérisseuse : le Ponga. Celle-ci va m’aider à devenir plus conscient et effectuer en moi un réalignement énergétique. Mais chez moi, le principal effet est de dormir, un effet assez révélateur comme vous le verrez plus loin.

Atelier pédagogique et initiatique de tarologie

Le lendemain, mes hôtes, qui ne manquent pas d’idées pour stimuler mon travail, me proposent un défi plutôt intéressant. Nous avons la veille mis en évidence un aspect énigmatique de mon identité qui explique bien des choses sur ma personnalité et sur ma vie. Iori et Ganji m’invitent à creuser par moi-même en effectuant mon propre tirage de tarot ! Je suis très étonné mais relève avec enthousiasme et amusement le challenge.

Bien entendu, il ne s’agit pas de me relier à Iurikan, il n’est pas question de médiumnité ici et le tarot qu’ils me présentent est différent de celui de Ganji. L’idée est plutôt de laisser parler mon ressenti, de faire une lecture intuitive des cartes, puisque je ne possède aucune connaissance en tarologie. J’effectue donc mon propre tirage de Tarot, un tirage qui s’avère d’une grande pertinence et qui apporte une “preuve” irréfutable de plus à mon mental que sa vision déterministe et matérialiste du monde est complètement à côté de la plaque.

À la fin du tirage, Ganji saisit prestement une carte, en la découvrant, il esquisse un sourire entendu, comme s’il la comprenait parfaitement. Il me la présente et me demande de méditer sur elle avant la session de Ponga de l’après-midi. Cette carte, me dit-il, est explicite, elle évoque une attitude chez moi qui nuit à mon évolution. La carte comporte des inscriptions que je lis : “Ne t’endors ni dans la paresse ni dans l’oubli. La roue de la fortune va tourner: tu seras élevé ou précipité. Changement absolu de position amené par un événement qui tranchera l’indécision de l’avenir.” Et c’est ce qui va faire basculer ce stage, et ma vie.

Mon initiation à la dimension invisible

L’après-midi, Iori me propose de visiter une petite cascade qui se trouve près de la maison, juste avant la seconde prise de Ponga, et Ganji se joint à nous. La balade se fait dans une ambiance étrange, il me semble que mes deux compagnons ne sont vraiment pas bavards, voir distants, et je rentre le premier. Ganji me rejoint peu de temps après et me demande ce que j’ai pensé de la lame de tarot qu’il m’a tiré le matin même, je réponds de manière assez détachée qu’elle me semble très appropriée à ma personnalité. Mais ma réponse laconique laisse transparaître que je n’ai pas vraiment sondé cette carte. Cela donne lieu à une discussion animée au cours de laquelle Ganji et Iori m’expliquent que mes difficultés à approfondir sont intimement liées à la présence d’une force négative chez moi qui me verrouille, sabote ma progression et mes prises de conscience.

Iori m’apprend alors les raisons de leur attitude depuis de notre balade : je n’étais plus moi-même. Ils m’expliquent tous les signes et les changements qui se sont opérés chez moi tout au long de notre promenade et le malaise que cela a provoqué en eux. Surpris, je me rends compte que je ne me suis aperçu de rien. J’ai vécu les choses à ma façon et n’ai pas compris l’origine de leur malaise. Ganji et Iori me précisent que la présence d’une entité parasite rend justement inconscient. Selon eux, c’est l’entité qui bloque et contrôle les effets du Ponga, d’où ma somnolence excessive.

Ça n’est pas la première fois qu’ils décèlent chez moi la présence d’une entité et ils s’interrogent sur ma capacité à prendre ce problème au sérieux. La carte de tarot montrait justement du doigt la paresse et l’oubli de soi comme un danger potentiel. Elle m’invitait également à me réveiller et à prendre la bonne décision. Ils tentent de me faire prendre conscience que mon manque de réactivité face aux forces m’est préjudiciable, à moi comme aux autres. Selon eux, sans un positionnement clair et un investissement concret et actif, on ne peut se libérer d’une entité négative. Cet échange, assez confrontant sur le coup, s’avère finalement une mise au point cruciale pour mon devenir.

Deuxième prise de plantes chamaniques

Une fois seul, je revisualise la séquence de notre promenade à la cascade et repense à d’autres situations similaires. Comme à chaque fois, je sens qu’il s’agit effectivement de moments où j’agis de façon différente à mon habitude, c’est subtil mais indéniable. Mais le conflit a tendance à me faire fuir, et cette confrontation n’y fait pas exception. J’ai là une occasion en or de tout plaquer et de fuir ce travail exigeant. Je me prépare donc à partir quand ils me demandent si je souhaite tout de même faire une session avec les plantes avant de réfléchir à ce qui m’a été dit. C’est ce qui me retient, et je vais donc m’installer pour prendre la boisson de Ponga.

Très vite, je tombe dans un sommeil de plomb jusqu’à 23h, avant de rejoindre ma caravane où je replonge immédiatement dans le sommeil jusqu’au petit matin. Ce sommeil forcé est la marque de l’entité, la conséquence de la torpeur que celle-ci m’impose pour m’empêcher d’avancer et de vivre, comme Iori me l’expliquera plus tard. Ce matin-là, peu avant son arrivée, je pèse longuement la décision de partir ou pas. À la dernière minute je décide néanmoins de ne pas céder à la facilité et de rester jusqu’à la fin. Après tout, mes hôtes ont vu juste. Dois-je le leur reprocher ou m’estimer chanceux d’avoir rencontrer deux personnes aussi lucides et intègres ? Cette décision, je ne la regretterai pas.

Le début de la victoire : éveil de conscience et retour de foi

Je passe la matinée à explorer avec Iori dans la discussion et dans la marche, où j’en suis dans mes relations amoureuses et dans ma vie, nous abordons tous les sujets importants, la réalité occulte du monde qui nous entoure, les forces qui me gouvernent, comment s’exprime le parasitage chez moi, pourquoi… et les efforts que je devrais accomplir pour me débarrasser de cette entité. En passant en revue tout cela, ma vie, mes relations, ma situation, mon inconscience, je fais un constat très lucide et amer. Et c’est parce que le constat est si désespérant que je commence à lâcher mes doutes. Tant et si bien que lorsque je prie pour me préparer aux plantes, je vis un moment de grâce merveilleux : je sens en moi une formidable ouverture de cœur et une connexion avec le Divin. Je retrouve la Foi, le Dieu auquel j’avais tourné le dos il y a si longtemps.

Durant cette nouvelle session de Ponga, Ganji m’apporte pour commencer une boisson de tabac qu’il a préparée pour combattre la torpeur qui m’anime habituellement. Cette force nouvelle (ma foi retrouvée), alliée à la vivacité du tabac, me permet de tenir ma torpeur à distance. Je la sens poindre le bout de son nez mais je peux lui tenir tête et observer le Ponga agir en moi, calmement, pendant quelques heures ponctuées de vomissements. Cette journée marque un vrai tournant dans ma vie et je remercie chaleureusement Iori pour les précieuses heures passées avec moi durant la matinée. Son éclairage et son soutien m’ont aidé à surmonter cette crise. C’est pour moi le début d’une authentique transformation et quête spirituelle.

Retraite chamanique : mon parcours depuis

Depuis cet séjour, pour le moins intense, il est important pour moi de consolider les changements amorcés, de casser les vieilles habitudes et d’en prendre de nouvelles. Je sens que ma vision intérieure de la vie évolue aussi, c’est difficile à exprimer mais c’est là. Certaines habitudes ont été faciles à prendre, comme de consacrer un moment chaque jour à l’assouplissement de mon corps. Pendant le séjour, grâce aux ateliers de danse-expression, j’ai pris conscience que mes blocages psychologiques et énergétiques se manifestaient par des raideurs corporelles.

J’ai à cœur de me réapproprier mon corps, de lui consacrer du temps, chose toute nouvelle pour moi. Je pratique des exercices d’assouplissement tous les jours pour le déverrouiller et améliorer la circulation des énergies en moi et les résultats sont bien là. Récemment j’ai même participé à un stage de danse africaine et je me suis éclaté ! Moi qui pouvait à peine bouger le bassin pendant la retraite…

Ma foi également m’invite à prier davantage. J’ai besoin de ces moments où je me reconnecte à ce beau sentiment qui m’a habité lors du séjour. D’autres pratiques sont un peu plus exigeantes et me demandent plus d’efforts, comme l’auto observation ou l’ouverture sincère aux autres. Malgré tout je sens en moi une vraie libération, comme si une lumière s’était allumée et me montrait la sortie du tunnel. Je prends conscience de certaines façons de fonctionner et de mon “héritage familial”.

Une force paisible et transformatrice grandit en moi

Certes, il ne s’agit pas de la pilule magique que je cherchais au départ bien entendu, car en contactant Iori et Ganji mon idée était d’aller vite. Au début de cette aventure, je pensais que l’Iboga, plante-miracle, me permettrait de vaincre mes blocages de façon sûre et rapide, sans avoir trop à m’investir. Non, se libérer des forces et des entraves personnelles et karmiques est un travail de chaque instant, et j’apprends depuis ma rencontre avec Iori et Ganji à observer les forces en moi à l’œuvre dans mon quotidien. Mes schémas mentaux et mes doutes continuent d’affluer, telles les vagues de l’océan qui reviennent sans cesse à l’assaut de ma Foi et ma détermination. C’est pourquoi je m’attelle à faire grandir celles-ci.

Ma foi et ma détermination deviennent un pilier, une force puissante et inébranlable, sur laquelle je peux enfin m’appuyer. J’ai vécu quelques jours après cette retraite une exaltation de l’âme, un souffle nouveau est né là-bas et m’habite à l’instant où j’écris ces lignes. C’est lui qui me porte dorénavant. C’est vrai, le chemin est exigeant et parsemé d’embûches, c’est vrai, il n’y a aucune garantie que je ne me perde pas en route, mais quelque chose au fond de moi me soutient désormais et me guide. J’ai l’intime conviction que ce chemin de vérité et de libération est le seul qui fasse vraiment sens pour moi, je sais au fond que c’est lui qui va me redonner liberté, dignité et fierté de ce que je suis.

Ganji et Iori continuent de m’accompagner sur ce chemin, en m’apportant leur sagesse, leur soutien et de nouveaux challenges pour briser cette coquille « occulte » et karmique dont je viens juste de prendre conscience. Et je les remercie.

Raphaël

Propos recueillis et mis en forme par Iori

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